| Mécanique articulaire |
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Toute articulation a pour rôle de permettre les mouvements d'un os par rapport à un autre. Les mouvements pourront être simples, flexion-extension, rotation, ou plus complexes et plus fins associant plusieurs types de mouvements simultanément, à l'image de ceux de la main.
Adaptation ou déterminisme, c'est la forme de la surface articulaire qui conditionne les mouvements autorisés, et ce qui est gagné en stabilité est perdu en mobilité, et inversement.
Os contre os, les mouvements seraient
pour le moins "rugueux", chaque extrémité osseuse est donc recouverte d'un cartilage qui est, lui, en contact avec le cartilage de l'autre os.
Le frottement est donc minimal d'autant qu'un cartilage en bon état, est quasiment poli comme un miroir. De plus, un liquide "lubrifiant" baigne l'intérieur de cette articulation, c'est le liquide synovial, qui a des propriétés qui n'ont jamais pu être reproduites industriellement, entre autre celle d'orienter ses constituants dans l'axe du mouvement, à l'image des algues au fond de l'eau ou des herbes dans un champ sous l'effet du vent.
Le coefficient de frottement devient le dixième de celui d'un roulement à billes...
A l'image des soufflets en caoutchouc des cardans d'une voiture, la capsule articulaire, joignant un os à l'autre, constitue un milieu clos qui protège les cartilages, renferme le liquide synovial et fabrique, par sa face interne, ce même liquide afin d'en assurer le renouvellement et en absorbe, simultanément, l'excès pour éviter un trop plein qui serait le signe d'un "épanchement de synovie".
Ni épaisse, ni solide, cette capsule est renforcée par des ligaments qui, eux, ont pour rôle d'assurer la stabilité de l'articulation et d'en limiter les mouvements pour ne pas buter en fin de course, brutalement, os contre os.
Une stabilité supplémentaire, ou coaptation, est assurée par le fait que l'articulation soit légèrement "sous vide", ou plutôt en pression négative par rapport à l'extérieur, à l'image d'une ventouse collée sur une vitre : il est possible de la faire glisser, sans effort, mais moins facile de la décoller.
Tout ceci est parfaitement visible sur une articulation de volaille, de lapin, etc.., surtout avant cuisson, après celle-ci et par dessèchement, les structures anatomiques sont trop altérées.
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