Entorse de la cheville  
  

Une bordure de trottoir mal appréciée, un petit caillou.... et la cheville se tord ; la douleur surtout autour de la malléole externe est immédiate ; il peut y avoir eu un petit craquement ; un oedème se met en place dans les minutes qui suivent ; un hématome va apparaître au dessous de cette malléole......c'est l'entorse.

Un ou plusieurs ligaments ont été étirés, voire déchirés ou rompus, donnant ainsi les différentes gravités et donc les différentes prises en charge de ces entorses de la cheville

Vérifiez dans les heures qui suivent qu'il n'y a pas d'hématome sous le pied car cela signerait une fracture.

Dans la grande majorité des cas nous n'avons que des entorses simples, bénignes, pour lesquelles la manoeuvre suivante devrait suffire.


Voici une entorse typique, consécutive à une chute expliquant la plaie en cours de cicatrisation, une bonne quinzaine de jours auparavant.

L'oedème est toujours présent et visible, il s'est même étendu à l'avant pied marquant, ainsi, la limite de la chaussure, il subsiste une trace de l'hématome en avant de la malléole externe, qui est, également et il faut le noter, l'extrémité inférieure du péroné.

La manoeuvre est, en tous points, comparable à celle de la tendinite du genou, mais, afin de ne pas trop solliciter, en s'accroupissant, une cheville qui vient d'être traumatisée, une adaptation de la technique est possible.

La main, du côté de la cheville douloureuse, vient se glisser dans le creux du genou, paume vers le haut, pouce en avant.

Comme pour la technique du genou, le pouce ne sert que de "butée" pour que la main se positionne à la bonne position : juste en arrière de la tête du péroné.

L'autre main, ainsi qu'on le voit, vient saisir le tibia au dessus de la cheville douloureuse.

Dans ce cas précis, la main devrait se placer plus bas, mais c'était impossible à cause de la plaie.
 
Au lieu de s'accroupir sur ses talons pour mobiliser le péroné, cette fois, c'est l'autre main qui, en attirant le tibia, va provoquer la flexion du genou et obtenir le résultat souhaité.

Plus la main est basse sur le tibia, moins l'effort est important.

Il est bon de noter que cette patiente, que nous remercions pour s'être prêtée de bon coeur à cette séance photo, est repartie soulagée rien qu'en effectuant cette manoeuvre.

Vous pouvez donc, sans hésiter, la pratiquer vous-même !

 
La seule véritable prévention consiste à "faire attention", mais aussi, mesdames, à éviter les chaussures aux talons trop élevés ainsi que celles à semelles compensées.

Si l'esthétisme y gagne, les orthopédistes aussi.

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