Et pourquoi pas ?  
  

En écoutant Louis Rey relater son expérience, ses résultats et rappeler ses fondements physiques, une analogie m'a frappé, celle du "dopage" d'un cristal de silicium pur, donc parfaitement isolant, afin de le rendre semi-conducteur.

Or l'eau pure, notre banale Aqua Simplex, se trouve être également un cristal, mais un cristal liquide. Pourquoi ne pas envisager l'idée que ce cristal particulier pourrait, en plus d'être le solvant que l'on connaît, avoir la faculté d'être dopé par l'ajout d'une substance.

Dans le premier cas, l'effet dopant de l'impureté mise en jeu diffuse à l'ensemble du cristal par agitation thermique à très haute température, dans le cas de l'eau et d'une dilution homéopathique, l'agitation mécanique intense de la solution aurait peut-être un effet comparable, celui d'intégrer le dopant à son maillage cristallin.

Les dopages industriels sont de l'ordre de 10-8 à 10-11, un taux d'impuretés qui se situerait, homéopathiquement parlant, entre 4 et 6CH !

Il est établi que sans ces étapes de dynamisation, une solution homéopathique ne possède aucune activité thérapeutique, quelque puisse être son niveau de dilution au regard du nombre d'Avogadro. Sous l'angle "solution", les détracteurs ont raison.

Mais, sous un angle semi-"quelque-chose", c'est un autre problème. Nous pouvons commencer à envisager une action nouvelle, une activité inexistante auparavant, qui, elle, pourrait s'affranchir du seuil incontournable établi par notre bon vieil Amadeo Avogadro.

Elle peut être une justification au fait qu'il ait toujours été déconseillé d'associer, dans une même prise, des remèdes en hautes dilutions, alors que les remèdes composés, associant des remèdes à basse dilution, sont efficaces et font leurs preuves quotidiennement.

Quid, dans ce cas et pour les connaisseurs, des dilutions Korsakoviennes qui seraient censées contienir toutes les dilutions intermédiaires ?

Elle n'explique pas plus, comment il est possible de passer d'un réseau clistallin liquide, même dopé, à un granule sec qui, pourtant, en perpétuerait l'activité.

Séduisante, elle l'est pour justifier du fait que, selon le niveau de dilution où l'on se place, dilution ou éventuelle notion de dopage, une substance puisse, soit conserver à faible dose son activité thérapeutique initiale, à l'image d'arnica ou de calendula, soit acquérir la possibilité de traiter ce qu'elle serait spontanément susceptible de provoquer, à l'image de natrum muriaticum ou de mercurius, soit, encore, développer une activité thérapeutique dont elle est, initialement, dépouvue, à l'image de mica ou de silicea...

Comme toute "bonne" théorie, elle soulève plus de nouvelles questions que de réponses.


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