Homéopathie... magie, philosophie, secte ou foutaise ?  
  

Rien de tout celà ou, sous une autre formulation :

                "ni tant de lauriers, ni tant d'opprobres" !

L'Homéopathie reste encore, aujourd'hui, une forme d'Affaire Dreyfus, ou de Guerre de Religion, entretenue par des malentendus.

Il était difficile, sur ce site, de ne pas parler d'Hippocrate et de ne pas lui rendre hommage.

Il y a 2500 ans, sur sa petite île ensoleillée de Kos, il a établi les bases de ce qui est, encore aujourd'hui, Notre Médecine en débarrassant celle de son époque de ses concepts ésotérico-magico-religieux, en établissant des Règles de Déontologie, en remplacant une transmission de père en fils, gratuite, par des Écoles payantes et, surtout, en établissant des règles d'examens cliniques.

Rien que la lecture de ses "aphorismes" est un grand moment dont il ne faut pas se priver, à l'exemple de celui-ci :

                "à son début, la maladie est difficile à reconnaître, mais facile à soigner, ensuite, elle est facile à reconnaître, mais difficile à soigner !"


Parmi bien des apports thérapeutiques et diagnostics, souvent encore en usage, il a formellement établi que les médicaments pouvaient se révéler efficaces selon deux modes d'action pourtant opposés.

Le premier, c'est le "traitement par les contraires" qui, schématiquement, consiste à prescrire un remède "laxatif" à un patient constipé. C'est l'Allopathie de l'époque.

Le second, le "traitement par les semblables", non content de continuer à faire couler de l'encre, consiste, lui, à donner, à dose faible, la substance qui provoquerait, dans l'absolu, des symptômes semblables à ceux que le patient présente.

C'est, au mot près et 2300 ans avant l'heure, la définition exacte de l'Homéopathie, autrement dit, réfuter celle-ci, c'est réfuter une partie de la médecine d'Hippocrate.

Malheureusement, cette notion de faible dose est floue, non reproductible et a, très probablement, du être la cause de quelques décès anticipés par dose "insuffisamment faible" à l'image d'Alexandre le Grand qui, souffrant d'une fièvre, aurait succombé à l'absorption d'Hellébore.

Absorption à visée, pourtant, curative et délibérée, mais sans doute mal dosée.

Les mauvaises langues estimeront, là, qu'il s'agit de la première Victime Historique de l'Homéopathie, prélude à une longue série alléguée.

Ceci étant, tel Monsieur Jourdain, notre grand Hippocrate prônait et pratiquait l'Homéopathie sans le savoir.


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