Les dilutions  
  
Samuel Hahnemann, après de nombreuses années d'essais sur de nombreuses substances, a donc formellement établi que l'idée de "traitement par les semblables" est tout, sauf une vue de l'esprit.

Il reste une étape à franchir, celle de rendre efficace et reproductible cette notion très abstraite de dose faible.

Il a, alors, l'idée des dilutions successives de la substance utilisée. Mais, pour qu'une dilution soit reproductible, il faut que son point de départ soit formellement établi afin d'être, lui aussi, reproductible.

Il définit le mode de préparation des "teintures mères", qui représentent le produit de base, la haute dose, celle qui pourrait, si elle était absorbée, provoquer les symptômes à traiter.

A partir de cette référence, Hahnemann va diluer, diluer, diluer et, à chaque fois, tester le résultat pour aboutir à la dose minimale encore active en définissant deux modalités de dilutions.

La première, la Décimale Hahnemannienne notée DH, est obtenue en versant 1 goutte de solution dans 9 gouttes de solvant, la seconde, la Centésimale ou CH, est obtenue, elle, en versant 1 goutte dans, cette fois, 99 gouttes de solvant.

C'est ainsi que sont obtenues, en partant de la teinture mère, les diverses dilutions utilisées. Une 5CH, par exemple, signifiera qu'il s'agit de la cinquième dilution effectuée au centième, une 6DH, elle, sera la sixième dilution décimale.

A chaque étape de dilution, la solution est énergiquement agitée, c'est la "dynamisation".

Des essais comparatifs ont montré que cet ébranlement, ou succussion, de la solution autorisait des dilutions encore plus élevées sans perdre en efficacité.

On arrive, ainsi, très rapidement à des quantités infimes de la substance de base, 1CH, un centième, 2CH, un dix millième, 3CH, un millionième, etc.. qui garantissent l'absence totale de toxicité et d'effets secondaires...

...mais elles constituent, aussi, le grain à moudre des sempiternelles critiques fondées sur le nombre d'Avogadro.

(c) 2005 - 2007 epocrat.com