Analyses sanguines  
Les analyses sont en cours de rédaction, mais si les chiffres sont exacts, ils dépendent bien souvent de chaque laboratoire, aussi ne vous inquiétez pas trop si des différences existent.

L'essentiel reste la fourchette dans laquelle s'inscrivent vos propres résultats, de rester fidèle au même laboratoire, d'une analyse à une autre, afin de mieux juger de l'évolution de vos chiffres et de garder présent à l'esprit qu'il est exceptionnel qu'une seule, et unique, analyse délivre "LE DIAGNOSTIC" aussi n'allez pas trop vite en besogne en supposant être atteint de telle ou telle affection, le plus souvent fort grave, à la simple lecture de chiffres sortis de leur contexte.

Laissez ce soin, cet Art et la prise en compte des nombreux paramètres à votre médecin traitant.

Ceci étant, nous allons tenter de rendre des données arides, complexes et souvent mal comprises, aussi palpitantes à lire qu'un roman policier, roman dans lequel vous constaterez que, dans certains cas, le coupable... c'est vous : mauvaise hygiène de vie, mauvaise hygiène alimentaire, alcoolisme, médicaments que vous aviez sous la main, efficaces évidemment, mais dont les effets collatéraux ne sont pas négligeables, surtout pris au long cours, etc..

Les commentaires et explications sont en cours de rédaction.

Acide lactique ( lactacidémie )
 
Il est l'acide lactique de nos crampes et de nos courbatures après efforts menés jusqu'à en être "essoufflé" et constitue le produit principal de dégradation du glycogène en l'absence ou insuffisance d'oxygène. Il constitue donc un marqueur précoce en cas d'asphyxie ou, plus simplement, d'un manque d'oxygénation tissulaire et permet, de ce fait, d'évaluer la résistance à l'effort et l'endurance d'un sportif.
 
Acidoses lactiques chez le diabétique,
Infarctus, souffrance ou insuffisance cardiaque,
Intoxication par le monoxyde de carbone ( CO ),
Carences en vitamine B,
Alcoolisme chronique,
Maladies métaboliques : glycogénoses, diabète sucré, etc..
Médicaments : salicylés, alcool, méthanol, barbituriques, surdosage en insuline

Acide pyruvique ( pyruvicémie )
 
Produit de dégradation des glucides, son dosage sanguin est en rapport étroit avec celui de l'acide lactique et pour des raisons comparables.
 
Carence en vitamine B1,
Alcoolisme chronique,
Cirrhoses et affections hépatiques,
Insuffisance cardiaque,
Acidose lactique, acidose du diabétique,
Exercice musculaire intense

Acide urique ( uricémie )
 
Son dosage est essentiellement prescrit dans le cadre d'un dépistage ou d'une surveillance de "goutte". Sa valeur va dépendre de l'équilibre entre les apports alimentaires et l'élimination intestinale et, surtout, rénale.

Son taux est physiologiquement moins élevé chez un nourrisson ou chez une femme, plus élevé après un effort physique important ou un repas copieux ou riche en viande ou en abats : foie, rognon, cervelle, ris de veau, etc..
 
Goutte,
Fièvre élevée
Polyarthrite rhumatoïde,
Alcoolisme,
Intoxication par le plomb ou par le mercure,
Médicaments : corticoïdes, diurétiques, pénicillines, théophylline, vitamine C et B12, etc..
   
Affections hépatiques graves, certains cancers,
Maladie de Hodgkin,
Médicaments : hypo-uricémiants, uricolyiques, uricosuriques, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dérivés salicylés à forte dose, estrogènes, antivitamines K, etc..

ACTH ( corticotropinémie )
 
Sécrétée par l'antéhypophyse, sous contrôle de l'hypothalamus, cette hormone a pour rôle de stimuler la corticosurrénale.

Intervenant donc, indirectement, dans la synthèse du cortisol, le dosage de l'ACTH permet de déterminer à quel niveau de la "chaîne de production" se situe le dysfonctionnement : atteinte organique, mauvaise stimulation ou les deux.
 
Insuffisance surrénale primaire,
Maladie d'Addison, syndrome de Cushing,
Médicaments : insuline, lévodopa
   
Insuffisance surrénale secondaire,
Médicaments : corticoïdes au long cours

Alcool éthylique ( alcoolémie )
 


Le dosage sanguin de l'alcool éthylique peut être effectué en cas de suspicion d'un coma éthylique ou, aussi, après un accident de la circulation ou une infraction grave au code de la route.

Le seuil maximum "toléré" au volant, même sans signe d'ivresse, est fixé sous la barre de 0,5 g/l ce qui correspond, en gros et à jeun, à deux verres de boisson alcoolisée.

Une alcoolémie mesurée de 0,5 g/l, et jusqu'à moins de 0,8 g/l, vous expose à une contravention, déjà lourde, mais à partir de 0,8 g/l, il s'agit d'un délit autrement plus sévèrement sanctionné.

Il est bon de savoir que, d'une manière générale et pour avoir une idée, un verre du type adapté à la boisson concernée, apéritif, vin, digestif etc.. contient environ 10 grammes d'alcool pur, que l'alcoolémie maximale n'est atteinte qu'une heure après avoir bu et qu'elle ne va, ensuite, diminuer qu'au rythme de 0,15 g/l chaque heure.

Le seuil clinique d'ébriété se situe entre 0,3 et 0,5 gramme d'alcool par litre de sang mais, au delà de 3 grammes, le risque est celui d'un coma éthylique.

Une confusion persiste entre les chiffres de 0,5 et de 0,25, aussi pour éviter bien des malentendus, par litre de sang, c'est 0,50 gramme, mais, en soufflant dans "le ballon" et donc par litre d'air expiré, c'est 0,25 milligramme qu'il ne faut, respectivement, pas atteindre !
 
 
Le fait de boire à jeun,
le sucre, les aliments sucrés,
les boissons gazeuses
   
l'absorption d'aliments, pour ne pas être à jeun,
la prise de certains glucides ( fructose, etc.. )

Aldolase ( aldolasémie )
 
L'aldolase est une enzyme qui intervient dans la dégradation du glucose, ou glycolyse, et dans celle du glycogène, ou glycogénolyse. Présente dans les tissus du foetus, son taux va diminuer avec l'âge pour ne se subsister, normalement, qu'à l'état de traces chez l'adulte.

En fonction de leurs localisations particulières, trois aldolases peuvent être dosées contribuant à un diagnostic plus précis : aldolase de type "A" dans les muscles, "B" dans le foie et "C" dans le cerveau.
 
Certaines myopathies, polymyosites, dermatomyosites,
Affections hépatiques, hépatites aiguës, cancers du foie,
Début d'infarctus du myocarde ( élévation transitoire ),
Pancréatites aiguës,
Traumatismes musculaires importants,
La plupart des cancers de la sphère digestive
   
Intolérance au fructose

Aldostérone ( aldostéronémie )
 

Faisant partie des hormones minéralocorticostéroïdes, l'aldostérone est sécrétée par la partie périphérique des glandes surrénales, le cortex.

Elle a pour rôle d'équilibrer, au niveau rénal, la réabsorption du sodium et l'élimination du potassium qui ont, l'un comme l'autre, une action primordiale sur la régulation de la tension artérielle.

Sa présence, en excès, va entraîner une chute du taux de potassium sanguin et une élévation, parallèle, de celui du sodium.
 
Hyperaldostéronisme et syndrome de Conn,
Insuffisance cardiaque, affections rénales,
Elévation de la tension artérielle et/ou troubles du rythme,
Tumeur bénigne de la surrénale,
Diminution du volume sanguin,
Médicaments : contraception orale, oestrogènes, diurétiques, etc..
   
Médicaments : indométacine, fludrocortisone, captopril, énalapril, etc..

Alpha-foetoprotéine ( AFP )
 
Cette glycoprotéine n'existe normalement que chez l'embryon, mais son dosage, chez l'adulte, permet de poser le diagnostic de certaines affections hépatiques.
 
Cancers secondaires du foie et/ou digestifs et/ou rénaux,
Cirrhoses, hépatites virales,
Affections testiculaires ou ovariennes

Ammoniaque ( ammoniémie )
 
L'ammoniaque est transformé, dans le foie, en urée afin d'être éliminé dans les urines. En cas d'affection hépatique évoluée, ce rôle d'épuration-détoxication n'est plus correctement assuré et l'accumulation de cette substance toxique peut entraîner de graves atteintes du cerveau.
 
Cirrhose ou hépatite grave,
Hémorragies digestives,
Médicaments : diurétiques, barbituriques, analgésiques opiacés

Amylase ( amylasémie )
 
Synthétisée à la fois par les glandes salivaires et par le pancréas, le dosage sanguin de cette enzyme permet d'objectiver une affection du pancréas ou, plus simplement, une atteinte des glandes parotides en cas, par exemple, d'oreillons.
 
Pancréatite aiguë, où le taux peut être de plus de six fois la normale,
Pancréatite chronique,
Cancer du pancréas, mais l'augmentation n'est pas systématique,
Appendicite aiguë, alcoolisme,

Antigène carcino-embryonnaire ( ACE )
 
Glycoprotéine présente à la surface des cellules tumorales, mais que l'on peut retrouver, également, sur des cellules saines ce qui signifie que, si un cancer colo-rectal entraîne une élévation spécifique des taux d'ACE, l'élévation de ceux-ci ne signe pas, forcément, la présence d'un tel cancer.

Le dosage de ce marqueur n'a de véritable utilité que dans le pronostic évolutif d'une tumeur déjà diagnostiquée ou en suivi postopératoire.
 
Affections bénignes, ou malignes, du pancréas, du foie, du sein, des ovaires, des poumons, de l'estomac, etc..
Cancers du colon et du rectum

Apoprotéines, Apolipoprotéines ( A1, A2, B )
 
Le rôle des apoprotéines est de rendre solubles dans le plasma et, donc, transportables vers les tissus et les cellules, les lipides chimiquement insolubles que sont les cholestérol, triglycérides et phospholipides.

L'intrication entre les deux types de cholestérols et les lipoprotéines correspondantes est encore plus claire si l'on rappelle que HDL est l'acronyme de "high density lipoproteins", LDL celui de "low density lipoproteins" et VLDL de "very low density lipoproteins".

Il est possible d'individualiser près d'une quinzaine d'apoprotéines mais, en pratique, les plus fréquemment dosées sont les apoprotéines A1, A2 et B. Leurs rôles, dans le cadre d'une maladie athéromateuse, sont bien établis et permettent un bon suivi thérapeutique , ce qui n'est pas le cas des apoprotéines C, D et E. La forme E4, pour sa part, est un facteur de risque de maladie d'Alzheimer.


Fabriquées par le foie et l'intestin, les apoprotéines A1 et A2 ont un rôle protecteur contre les maladies cardio-vasculaires, surtout l'apo A1 qui est étroitement liée aux taux des HDL cholestérol.

Les taux sont physiologiquement plus élevés chez la femme, avant la ménopause, pendant l'exercice physique, par une prise "modérée" d'alcool, et plus bas chez le grand fumeur et le nouveau né.
 
Augmentation des HDL, c'est le "bon" cholestérol et, donc, diminution des risques cardio-vasculaires,
Médicaments : certains hypolipémiants, etc..
   
Déficit des HDL donc augmentation des risques cardio-vasculaires,
Augmentation des taux de triglycérides,
Alcoolisme chronique,
Tabagisme,
Affections hépatiques graves


Egalement fabriquée par le foie et l'intestin, l'apoprotéine B se retrouve principalement dans les LDL et VLDL, le "mauvais" cholestérol.

Il semblerait que le rapport Apo B / Apo A1 serait une meilleure estimation du risque vasculaire que le rapport LDL / HDL.
 
Risque accru de maladies cardio-vasculaires par augmentation de la fraction LDL cholestérol.

Bicarbonates standard
 
Les systèmes tampons servent à amortir l'impact que des perturbations externes peuvent imposer à l'organisme, alors que celui-ci doit se maintenir dans un équilibre biologique très strict.

Le dosage de la "réserve alcaline" ne prenait pas en compte l'ensemble des systèmes tampons du sang, aussi est-il de plus en plus remplacé par celui des "bicarbonates standard".

Ce dosage, ainsi que celui du "Ph" sanguin, permet de juger de la faculté de l'organisme de répondre à une perturbation d'ordre métabolique ou respiratoire.
 
Emphysème, fibrose pulmonaire, affections bronchiques étendues,
Perte de potassium par des vomissements, des diarrhées aiguës, recours exagéré aux diurétiques
   
Mal des montagnes,
Diabète avec crise "d'acétone" ou d'acide lactique,
Insuffisances rénales,
Diarrhées chroniques

Bilirubine ( bilirubinémie )
 
Transportée dans le sang, sous forme de bilirubine libre, ce produit de dégradation de l'hémoglobine, après sa transformation par le foie, est éliminé par les voies biliaires, dans les urines et dans les selles.

Reflet de l'activité hépatique, le taux de bilirubine sanguin s'élève si le foie n'assure pas correctement son rôle de transformation et d'excrétion.

Un ictère apparaît si le taux est supérieur à 20 mg/l mais, pouvant atteindre 28 mg/l le premier jour pour diminuer ensuite, la "jaunisse du nouveau né" est tout à fait physiologique et ne doit pas inquiéter.
 
Anémie hémolytique, ictère par obstruction des voies biliaires ou par hépatite,
   
Médicaments : salicylés à forte dose, barbituriques, etc..

Calcium ( calcémie )
 
Représentant à lui seul 2 % du poids du corps, il est, à la fois, l'élément minéral le plus abondant de l'organisme et le paramètre biologique que le rôle de la vitamine D et le contrôle hormonal régulateur, calcitonine et parathormone, devraient rendre le plus stable et constant.

Son taux est physiologiquement plus élevé chez l'enfant, au cours de la digestion et par l'exercice physique, mais il baisse au cours de la grossesse et en cas d'alitement ou d'immobilisation de longue durée.
 
Hyperparathyroïdie,
Vitamine D en excès,
Ostéoporose par alitement de longue durée,
Maladie de Paget,
Syndrome de Burnett par excès de laitages,
Médicaments : anti-acides, diurétiques, androgènes, oestrogènes, progestérone, traitement vitaminique A et/ou D, etc..
   
Hypothyroïdie,
Tétanie par manque de calcium,
Insuffisance rénale chronique,
Cirrhose et alcoolisme, malnutrition,
Syndrome ostéomalacique,
Médicaments : barbituriques, anticonvulsivants, calcitonine, corticoïdes, insuline, magnésium, laxatifs, etc..

Chlore, chlorures ( chlorémie )
 
Autant, dans le sang, ses variations physiologiques sont relativement faibles, autant dans les urines, elles seront la traduction d'un mauvais apport en eau, que ce soit en trop, ou trop peu...
 
Déshydratation, syndrome de "canicule",
insuffisance rénale aiguë,
Apports excessifs en "sel" ( alimentation ou perfusion ),
Médicaments : corticoïdes, androgènes, oestrogènes, phénylbutazone, etc..
   
Régime "sans sel",
Excès de boisson, "potomanie", intoxication par l'eau,
Médicaments : bicarbonates, diurétiques, laxatifs en usage exagérés,théophylline, etc..

Cholestérol ( cholestérolémie )
 
Le cholestérol est un sujet tellement vaste, qui alimente tellement les conversations, qu'il mérite une présentation différente des autres rubriques.

Tout le monde sait qu'il ne faut pas avoir trop de cholestérol, soit, mais il y en aurait finalement "un bon" et "un mauvais" ! Pourquoi l'un est-il bon et l'autre non, qu'ont-ils de particulier, comment les dosages de chacun, leurs rapports respectifs, permettent-ils d'établir que le risque cardio-vasculaire est augmenté ou bien, au contraire, diminué ?

Il faut d'abord rappeler qu'il est le principal constituant des lipides sanguins et que, de ce fait, tout le monde "a du cholestérol" mais pas forcement en quantité idéale. D'innombrables études confirment qu'un excès de cholestérol favorise, chez le patient d'âge moyen, l'apparition de pathologies coronaires et, donc, cardiaques. Cela semble moins net chez le senior ou dans le cadre des accidents vasculaires cérébraux.

Il est totalement endogène, c'est à dire que l'organisme, lui-même, le synthétise au niveau hépatique, mais des paramètres extérieurs vont intervenir : l'alimentation, bien sûr, mais peut-être aussi, en se fondant sur la médecine Traditionnelle Chinoise, l'influence possible d'un état psychologique de "colère rentrée" ou, au contraire, "extériorisée", de longue durée.

Si le foie se charge de sa synthèse, il se charge également de sa transformation afin de l'éliminer, dans la bile, sous forme d'acides biliaires. Le foie ne fabrique pas ce cholestérol pour le détruire aussitôt, donc, dans un premier temps, lié aux apoprotéines B, il est entraîné par le plasma sanguin pour jouer son rôle, puis, dans un second temps, lié cette fois aux apoprotéines A1 et A2, il retourne au foie où il est détruit.

Nous avons, bel et bien, nos deux cholestérols :

  • un "centripète", qui va vers les tissus par voie circulatoire où il peut se déposer en constituant des plaques d'athéromes, donc potentiellement "mauvais". Il constitue le LDL, et VLDL, de nos analyses où il apparaît clairement que moins on en a, mieux c'est.

  • un "centrifuge", quittant le milieu cellulaire, donc "bon" puisqu'il ne risque plus de nuire. C'est le HDL de ces mêmes analyses, et, sous cet éclairage, il est clair qu'il n'est pas souhaitable d'en avoir trop peu.

Cholestérol total.
 
Hypercholestérolémies familiales avec, ou sans, élévation des triglycérides,
Athérosclérose,
Pancréatites aiguës et chroniques, ictères par rétention,
Diabète insulinodépendant,
Hypothyroïdies, Goutte, obésité, alcoolisme chronique,
Médicaments : androgènes, antidépresseurs ( tricycliques ), colchicine, contraception orale, diurétiques, sulfamides, lévodopa, phénothiazines, etc..
   
Affections hépatiques, certaines maladies infectieuses ( endocardite maligne, tuberculose évolutive ...),
Jeûne prolongé, dénutrition,
Polyarthrite rhumatoïde,
Médicaments : corticoïdes, antidiabétiques oraux et insuline, estrogénothérapie chez la femme ménopausée, certaines statines ( simvastatine, pravastatine ), métronidazole ( Flagyl... ), kétoconazole ( Nizoral... )

Le dosage des LDL et VLDL, c'est à dire du "mauvais" cholestérol, est très délicat.

Applicable si les triglycérides sont en dessous de 4 grammes/litre, encore plus fiable s'ils sont au dessous de 3 grammes/litre, la formule de Friedwald permet d'en avoir une bonne approximation :
 
LDL = Cholestérol total - HDL - ( Triglycérides / 5 )
 
Risque cardiovasculaire et athérogène augmenté : au dessus de 1,6 gramme/litre sans antécédent cardiovasculaire, mais dès 1,3 gramme/litre en cas d'antécédents coronariens ou de facteurs de risques.


Le dosage du HDL est, enfin, celui du "bon" cholestérol.

Si l'un est mauvais et l'autre bon, il est parfaitement logique qu'une augmentation du risque cardiovasculaire puisse être la conséquence soit d'une augmentation des taux du premier, soit d'une diminution de ceux du second.

 
Risque cardiovasculaire et athérogène augmenté.

Corps cétoniques ( cétonémie )
 
La destruction, par le foie, des acides gras nécessite une source d'énergie que l'organisme va puiser dans ses réserves de glucose. Si ces réserves sont insuffisantes, elle ne sera qu'incomplète et produira les déchets que sont les corps cétoniques.

Ils peuvent apparaître, de manière physiologique, en cas de jeûne prolongé, d'efforts musculaires intenses, de régime alimentaire exagérément pauvre en glucides et, de manière pathologique, en cas d'hypoglycémie diabétique.

Si cet excès est encore raisonnable, certaines cellules à fort métabolisme comme les cellules nerveuses ou le muscle cardiaque, sont capables de "valoriser" ces déchets afin d'en faire diminuer le taux.

En quantités trop importantes dans le sang, les corps cétoniques deviennent toxiques. Deux voies d'élimination sont alors mises en jeu, la première, la voie urinaire où ils pourront être dosés, la seconde, la voie pulmonaire donnant à la respiration cette odeur, classiquement décrite et parfaitement reconnaissable, de "pomme de reinette".
 
Diabète, crise d'hypoglycémie,
Jeûne, régime draconien irraisonnable,
Fièvres et/ou crises de vomissements chez l'enfant

Cortisol ( cortisolémie )
 
Au risque de surprendre ceux qui font grise mine à la simple évocation du mot "cortisone", ce cortisol n'est rien d'autre qu'une hydrocortisone naturelle, sécrétée par la corticosurrénale sous contrôle de l'hypothalamus tout en dépendant étroitement des taux d'ACTH hypophysaire.

Cette hormone, extrêmement utile, régule les grandes fonctions de l’organisme, contribue à la force et à l'endurance musculaire grâce à une augmentation du glucose sanguin obtenue en puisant dans les réserves de l'organisme et possède, bien sûr, un rôle anti-inflammatoire qui reste la base de son usage thérapeutique.

Depuis les travaux de Reinberg sur la chronobiologie, on sait que le taux est maximum entre 6 et 8 heures du matin et minimum vers minuit, indépendamment des horaires du sommeil, et que, sur ce rythme quotidien, se greffe une variation annuelle le rendant maximal en été et minimal en hiver.
 
Syndrome de Cushing, si les taux mesurés sont identiques à 8 heures et à 20 heures,
Cancer et adénome de la glande surrénale,
Alcoolisme aigu,
Dépression sévère,
Médicaments : contraceptifs oraux, oestroprogestatifs
   
Insuffisance hypophysaire ( ACTH ),
Maladie d'Addison si le taux reste bas le matin,
Médicaments : corticoïdes et ACTH au long cours, carbonate de lithium, lévodopa, morphiniques, etc..

C Protein Reactive ( CRP )
 
il s'agit d'un marqueur de l'inflammation, comme l'est la vitesse de sédimentation, mais, à la différence de cette dernière, il s'agit d'un marqueur précoce.
 
 

Créatine-phosphokinase ( CPK )
 
Présente dans les cellules musculaires, dont celles du muscle cardiaque, et les cellules nerveuses
 
 

Créatinine ( créatininémie )
 


 
 
   
 

Estrogènes, Estradiol 17-béta ( E2 )
 



 
 
   
 

Fer ( sidérémie )
 

 
 
   
 

Ferritine ( ferritinémie )
 


 
 
   
 

Fibrinogène
 

 
 
   
 

Gamma-glutamyl transpeptidase ( gamma-GT )
 


 
 
   
 

Glucose ( glycémie )
 


 
 
   
 

Gonadotrophines hypophysaires ( FSH, LH )
 
 
 
 
   
 

Hématocrite
 


 
 
   
 

Hémoglobine
 



 
 
   
 

Hémoglobine glyquée ( Hb A1c )
 
Cette fraction de l'hémoglobine, qui ne représente qu'environ 5 % de l'hémoglobine totale, est un excellent marqueur du métabolisme des glucides.

Chez un diabétique, les variations du taux de glycémie sont telles que sa mesure ne sera qu'un "instantané" de l'instant du prélèvement. Par contre, la quantité d'hémoglobine glycosylée est directement proportionnelle à ce taux au cours des six à huit semaines précédentes, à l'image d'une "boîte noire".

Rapporté à l'hémoglobine totale, le pourcentage de "glyquée" permet de juger, avec fiabilité et recul, de l'efficacité et du suivi d'un traitement pour diabète qui sera jugé excellent à moins de 6 %, mauvais à plus de 11 %, et moyen entre les deux.
 
Ecarts de régime, excès de glucides,
Insuline insuffisante ou inadaptée,
Episodes fébriles,
Perturbations menstruelles, etc..

Hormone de croissance ( GH )
 


 
 
   
 

Immunoglobulines ( Ig )
 

 
Maladies infectieuses,
Cirrhose,
Certaines parasitoses
   
Absence ou déficit de gammaglobulines


 
Infections chroniques,
Maladie de Crohn
   
Absence ou déficit de gammaglobulines


 
Infections bactériennes, virales ou parasitaires aiguës,
Hépatite aiguë,
   
Absence ou déficit de gammaglobulines


 
Infections chroniques
   
Absence ou déficit de gammaglobulines


 
Allergies : asthme, rhinites, certains eczémas atopiques,
Certaines parasitoses,
Maladie de Hodgkin, etc..
   
Absence ou déficit de gammaglobulines

International Normalized Ratio ( INR )
 
Fruit d'une standardisation internationale, l'INR a remplacé le "temps de Quick ( TQ )" qui, du fait des écarts de résultats entre les différents laboratoires et les différentes thromboplastines utilisées, présentait l'inconvénient d'être peu reproductible.

L'INR, pour sa part, est indépendant du réactif utilisé et plusieurs mesures, effectuées dans des laboratoires différents, seront parfaitement comparables entre elles.

La valeur optimale, permettant d'obtenir une bonne efficacité thérapeutique, se situe entre 2 et 3, mais peut aller jusqu'à 4,5 en cas de greffe cardiaque ou de prévention de thrombose artérielle.

Cette analyse permet le suivi d'un traitement anticoagulant oral par les antivitamines K.

Lacticodéshydrogénase ( LDH )
 

 
 

Magnésium ( magnésémie )
 

 
Insuffisance rénale,
Deshydratation,
Coma diabétique,
Cirrhose grave, ictère, hypothyroïdie,
Médicaments : anti-acides riches en magnésium ( ex : Maalox ), progestatifs, salicylés, etc..
   
Jeûne prolongé et apports alimentaires insuffisants,
Alcoolisme chronique, hyperthyroïdie,
Certaines spasmophilie et/ou tétanie,
Médicaments : diurétiques et/ou laxatifs en cures prolongées, contraception orale, insuline, salbutamol, etc..

Numération et formule sanguine ( NFS )
 

En cours de rédaction.

Parathormone ( PTH )
 

 
Insuffisance rénale chronique,
Hyperparathyroïdies,
Maladie de Paget
   
Hypoparathyroïdies,
Sarcoïdoses

Phosphatases acides prostatiques ( PAP )
 

 
 

Phosphatases alcalines ( PAL )
 

 
 
   
 

Phosphates ( phosphatémie )
 

 
 
   
 

Potassium ( kaliémie )
 

 
 
   
 

Progestérone
 


 
 
   
 

Prolactine ( prolactinémie )
 


 
 
   
 

Prostate Specific Antigen ( PSA )
 
Sécrétée par la prostate, cette glycoprotéine est un marqueur tumoral dosé dans le cadre du diagnostic d'un cancer ou dans le suivi thérapeutique de celui-ci.

Plus fiable que le dosage des phosphatases acides prostatiques ( PAP ) mais sans être le marqueur idéal puisqu'il peut, aussi, s'élever au cours d'affections bénignes de la prostate.

Sans permettre, formellement, d'affirmer le diagnostic, le rapport PSA libre / PSA total permet de mieux différencier un adénome d'un cancer. Un rapport de plus de 25 % est, plutôt, en faveur d'une pathologie bénigne alors que, en dessous de 20 %, il s'agirait plutôt d'une affection tumorale.

Les dosages et les protocoles ont toutes chances d'évoluer dans les mois qui viennent, dès qu'ils auront été validés au niveau Européen, nous les répercuterons dans cette rubrique.
 
Cancer de la prostate si le taux est supérieur à 50 ng/ml,
Adénome de la prostate ou prostatite aiguë avec des taux le plus souvent inférieurs à 10 ng/ml

Protéines ( protéinémie )
 

 
 
   
 

Protéines ( electrophorèse )
 
 
 
 
   
 

Sodium ( natrémie )
 

 
 

Temps de céphaline avec activateur ( TCA )
 

 
 

Temps de Quick ( TQ )
 
Longtemps appelé à tort "taux de prothrombine ( TP )", puisqu'il en est une autre expression, le temps de Quick évalue la formation de thrombine à partir de la prothrombine en pourcentage, ou en secondes, par rapport à un témoin normal qui constitue la référence des 100%.

Cette analyse permet la recherche d'une affection hémorragique, congénitale ou acquise, et/ou le suivi des traitements anticoagulants oraux par les antivitamines K.

Le seuil pathologique est fixé à moins de 70%, mais il est bon de noter que, dans l'hémophilie, cet examen reste normal.

Pour une meilleure précision, on lui préfére l'INR.
 
Déficit ou anomalie congénitale en prothrombine,
Apports alimentaires insuffisants en vitamine K ou mauvaise absorption instestinale, affections hépato-biliaires, maladie coeliaque
Hépatites graves, cirrhoses,
Absence ou manque de fibrinogène,
Coagulation intravasculaire disséminée (CID),
Médicaments : anticoagulant, antivitamines K, salicylés, etc..

Temps de saignement ( TS )
 


 
 

Temps de thrombine
 

 
 

Testostérone
 


 
 
   
 

Hormone thyréotrope ( TSH )
 

 
 
   
 

Thyroxine ( T4 ), triiodothyroxine ( T3 )
 


 
 
   
 



 
 
   
 



 
 
   
 



 
 
   
 

Transaminases, ALAT et ASAT
 

Jouant un rôle important dans le métabolisme et la dégradation des protéines, ces enzymes sont très répandues dans les tissus du corps, mais, plus spécifiques à certains diagnostics, seules deux sont dosées en pratique courante.

Il s'agit de l'ALAT ( ou TGP ) et de l'ASAT ( ou TGO ) concernant le tissu hépatique pour la première, et les muscles dont le muscle cardiaque, pour la seconde. En cas de processus pathologique de destruction cellulaire, ces enzymes sont libérées dans le plasma en quantités anormales où elles peuvent être dosées.

Selon la plus élevée des deux, il pourra être posé un diagnostic d'atteinte cardiaque si le taux ASAT est supérieur à celui de ALAT, ou hépatique dans le cas inverse.
 
Infarctus du myocarde, avec une élévation, de 5 à 10 fois la normale, en faveur de l'ASAT,
Hépatites aiguës, plus de 10 fois le taux normal, mais cette fois en faveur de l'ALAT
Affections virales ou bactériennes,

Triglycérides ( triglycéridémie )
 

Synthétisés au niveau de l'intestin grêle et du foie, respectivement à partir des graisses alimentaires et par transformation d'une partie des aliments sucrés, ces lipides se retrouvent dans le sang et dans le tissu adipeux.

Ils forment l'essentiel de la fraction légère des lipoprotéines qui jouent un rôle essentiel dans l'équilibre des cholestérols.

Les valeurs sont physiologiquement abaissées chez le nourrisson et l'enfant, plus élevées au-delà de 60 ans, chez le grand fumeur, après le repas, et peuvent dépasser 3 grammes/litre pendant la grossesse.
 
Alcoolisme chronique, obésité, goutte,
Diabète sucré,
Hypothyroïdie,
Affections hépatiques, cholestases,
Affections rénales,
Pancréatite aiguë ou chronique,
Médicaments : corticoïdes, contraception orale par oestroprogestatif, certains bêta-bloquants, certains diurétiques, etc..
   
Hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie,,
Insuffisance hépatique,
Dénutrition,
Médicaments : vitamine C à forte dose, acide nicotinique, hypolipémiants, etc..

Urée ( azotémie )
 

 
 
   
 

Vitamines
 


 
 
   
 


 
 
   
 


 
 


 
 



 
 


 
 
   
 


 
 



 
 
   
 

 
 
   
 


 
 


 
 

Vitesse de sédimentation ( VS )
 


 
 
   
 

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