Soleil et mélanome  
  
Si le soleil reste le symbole des vacances, il peut, tout aussi bien, devenir celui du dermatologue puis du cancérologue.

De toutes les formes de cancer, celui de la peau, le tristement célèbre mélanome malin, est un des plus redoutables.

La prévention ? Elle est connue, répétée et rabâchée à longueur d'année, et rien ne sera jamais assez dit : enfants mal protégés, peaux claires, le jeu de la crêpe aux heures les plus chaudes pendant lesquelles les autochtones, eux, font la sieste à l'ombre ou sont, prudemment, sous les cocotiers...

Un facteur moins connu, et peut-être moins évoqué pour d'obscures raisons économiques ou touristiques, peut contribuer à l'augmentation très nette du nombre des cas, en plus d'une pollution atmosphérique qui modifie le spectre solaire.

Avec la diminution du prix des transports aériens, il devient de plus en plus abordable et donc tentant d'aller prendre le soleil sous les tropiques, or plus il fait chaud, moins on bronze à durée d'exposition équivalente !

Les infrarouges, qui procurent la sensation de chaleur, sont, en simplifiant, des antidotes aux ultraviolets qui, eux, font bronzer.

C'est le cercle vicieux dangereux : pour arborer ce magnifique bronzage au retour, vous êtes obligés de vous exposer beaucoup plus et malgré toutes les lotions protectrices, votre peau va en payer les conséquences : épaississement, vieillissement et, bien sur, risque de cancer.

Mer chaude, cocotiers, lagons et sable blanc, autant que vous voulez... Ti'punch, avec modération... Bronzage sans trop de risques, réfléchissez ou soyez prudents, nous ne souhaitons pas perdre nos lecteurs.

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