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Certains mots techniques, lus sur un compte-rendu d'examen radiologique, peuvent inquiéter plus que de raison et le mot scoliose est de ceux-là.
De la simple "attitude scoliotique", sans gravité formelle, à la véritable "scoliose", beaucoup plus ennuyeuse, tous les intermédiaires existent et, s'il est normal qu'un professionnel emploie un langage de professionnel, n'allez pas pour autant gamberger.
Pour vous rassurer et tenter de remettre les choses à leur place, et même si l'on peut voir encore pire, voici le cliché radiologique d'une authentique scoliose.
Celle-ci concerne une adolescente, en pleine poussée de croissance, et qui a donc toutes les chances d'évoluer et de s'aggraver en l'absence de traitement. Il est intéressant de noter que, contrairement à une idée très répandue et peut-être fausse, il n'est pas nécessaire d'avoir deux jambes de longueurs différentes ou un bassin complètement déséquilibré pour qu'une scoliose s'installe...
Avant de tout voir en noir, sachez qu'il est rarissime d'avoir une colonne vertébrale droite et parfaitement équilibrée. Il s'agira le plus souvent de petits déséquilibres, presque invisibles, sauf à la radio, et qui sont, et resteront, sans conséquence ni retentissement particulier sur votre vie de tous les jours, surtout si votre croissance est terminée.
La colonne vertébrale idéale est pratiquement livresque, une vue de l'esprit et, surtout, souvenez-vous que la vraie scoliose... c'est le bossu.
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Or, rien qu'à l'oeil, il est facile de juger de la présence ou non d'une scoliose et, le cas échéant, d'en suivre l'évolution.
Demandez à la personne concernée de se placer devant vous et de dos, les pieds légèrement écartés pour être dans une position stable et équilibrée. En se penchant en avant, jambes tendues et les mains jointes, vous pourrez avoir une vue "tangentielle", ou rasante, de sa colonne dorsale.
Si une "bosse" ou gibbosité apparaît, comme sur la photo de droite, c'est qu'il s'agit d'une authentique scoliose et non d'une simple attitude scoliotique.
Une radiographie sera sans doute nécessaire, mais de banales photos numériques permettront une surveillance régulière, fiable dans le temps, inoffensive, quasi gratuite et qui se révèlera extrêmement utile, à vous et à votre médecin, pour juger ou apprécier une évolution toujours possible. |
Vous n'en êtes certainement pas là !
Et avant d'écouter tel ou tel oiseau de mauvais augure qui a connu, dans son entourage, un "cas identique", sachez solliciter la seule personne compétente, la seule capable de faire la part des choses et d'évaluer le risque d'aggravation, c'est à dire votre Médecin traitant.
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